14/05/2009
On ne vit pas dans l'attente.
Un petit bonjour, je reposte quelques choses que j'avais laissées au brouillon.
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Au loin s'étendent les collines, blanches comme la douceur du coton.
Au loin roulent les blés, tonnent les sapins et grondent les ruisseaux.
Plus loin encore, tu ouvres tes yeux sur ce monde que tu aimerais voir plus beau.
Ne les ferme que pour rêver.
Au loin une maison achève d'être construite,
L'intérieur est nu encore.
Dans cette maison tu vivras avec tes enfants,
Les samedi tu inviteras tes amis.
Dès l'aube tu t'éveilles auprès de son corps encore endormi
Peut-être lui chantes-tu à l'oreille la nuit quand elle cauchemarde.
Si tu savais comme tu me manques
Et combien vivre me semble dérisoire
Maintenant
Et combien je suis fière de tout ce que tu fais.
Toi qui fait de mes jours des nuits interminables,
Pendues à un sommeil de plomb,
Toi qui, lentement, disparaît à mes yeux,
Reviens,
Ne serait-ce qu'une seule fois.
Je m'en irai là-bas,
Me réchauffer auprès d'un autre soleil
Puisque tu ne reviendras pas.
(non daté, sûrement de 2005/2006...)
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15/09/2006
Buy me a stairway to hell.
Je me rends compte que tout ce qui a pu se passer les années précédentes n'est qu'un moyen de réagir face à toutes ces conneries qu'il peut se passer autour... Un passage peut-être obligé qui, au fond, m'a apporté beaucoup de choses, ça forge c'est normal, mais au final rien a changé et rien ne changera malheureusement. Toujours aussi sombre et froid, des sourires qui ont envie d'hurler, de l'hypocrisie en veux-tu en voilà... La solitude, ça me connaît. Je n'aime pas dire tout ça, ça fait la "grande rebelle de la vie". Je ne suis pas rebelle dans ce sens, je me sens juste pas à ma place parmi tout ça. Peu de choses et de personnes ont de sens à mes yeux, c'est pour cela que j'ai tendance à m'y attacher à outrance, à aimer en excès. L'erreur que je ne voudrais juste plus refaire est de m'en perdre moi-même. Parce qu'on se rend vite compte qu'on a peu de personnes autour de soi quand ça ne va pas, que le corps part à la dérive à ne plus être nourri, le cerveau flanche à coup de mélanges alcool-antidep' et l'esprit divague on ne sait où entre bonheur artificiel et réalité décevante.
C'est bien triste de se dire que la seule vie que l'on a se passe dans ce théâtre d'absurdités continuelles.
Sinon ça va beaucoup mieux niveau santé, j'ai pas mal de projets en vue (me faire un peu d'argent entre autre)(baby-sisting). Je préfère me consacrer à d'autres choses pour le moment et d'arrêter ce que j'ai pu faire pendant ces cinq dernières années, parce que je suis tout simplement fatiguée.
15:40 Publié dans Humeur, abstraitisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17/04/2006
Te dire qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui les rêves d'enfants.
Ne pas vouloir savoir. Préfèrer sourire, rire. Ignorer.
Il n'est de véritable douleur que de ceux que l'on aime. Ou bien on se l'inflige, en l'espoir d'attendre.
Se trouver confrontée à la Muraille de Chine, alors que l'on est qu'un simple muret. Un muret tout bête. Se sentir toute petite, un peu paumée mais sûre d'une chose pourtant.
Souhaiter tout ce qui est de plus terrible, jusqu'à n'importe quel prix. Je suis contre ces élans ridicules, ces oublis de limites. Pourtant, il me semble que j'ai tendance à passer au-dessus.
L'attente commence quand il n'y a plus rien à attendre. Elle ignore et heurte ce qu'elle attend. Elle n'attend rien. Mais on se l'inflige soi-même.
Je n'ai plus rien à attendre.
C'est comme si j'avais les mains lourdes et noueuses et que je voulais monter un château de cartes.
La crainte d'aimer trop, d'effrayer. Ne pas être à la hauteur, ne pas mériter. Désolée. Désolée...
La peur névrotique qui peut lézarder le coeur le temps d'un regard. Je hais parfois les mots, ils sont trop crus, ou bien trop vrais -plus qu'une attitude.
01:55 Publié dans Humeur, abstraitisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14/01/2006
Mais qu'est-ce-qu'elle veut cette connasse, le beurre ou l'argent du beurre, que tu vives ou que tu meures ?
Je suis passée sur un site, que je ne citerai pas ici, mais qui m'a fait froid dans le dos. Des tas de jeunes filles obsèdées par leur poids, jusqu'à en compter le nombre de calories brûlées lorsque l'on urine. Et puis c'est sale l'urine, ça élimine les impuretés du corps. Faut pas manger.
C'est étrange de se dire qu'il n'y a pas si longtemps malgré tout, je me posais les mêmes questions. Ca fait bizarre de voir ces corps décharnés, dénutris, dénués de vie.
Un silence et tout repart. Des pensées, des mots qui reviennent, des sourires tellement remplis de bonheur qu'ils vous donnent envie de pleurer. Des jolis moments simples. Ce sont les plus beaux.
Et sa fragilité. La peur de vouloir parler de "ça", même si ça me fait un peu mal, parce que la jolie ***** lui fait des yeux doux, ou que je m'invente des sornettes, et que moi je l'aime. Vouloir tisser quelque chose que l'on veut solide, pour tout recoudre, de meilleure qualité.
Même si tu es peinée, quand tu as du mal, pense à moi. Laisse pas tes bras là, mets-les autour de moi, et serre-moi jusqu'à ce que j'étouffe de toi.
Mais regarde comme tu es seule.
22:05 Publié dans Humeur, abstraitisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29/09/2005
Quoi de new ?..
En l'espace d'un an et demi, c'est fou ce que les choses bougent...
Je me suis fait de nouvelles connaissances, au lycée en particulier, ça peut paraître très banal, mais pour moi ça change beaucoup...
Bien sûr, ces gens ne se reconnaitront peut-être pas, parce que je ne suis qu'une vague connaissance pour eux. Ca les étonnerai, sans aucun doute. C'est pas grave, je les aime bien. Tout ce que je veux, c'est passer du bon temps avec eux, parler avec eux, échanger des choses. J'espère que c'est réciproque, qu'ils ne me trouvent pas trop collante, trop bizarre, trop ceci ou cela... Je m'attache vite aux gens, peut-être que c'est un problème à règler.
Je me rappelle de l'an passé, c'est dingue, je n'avais personne avec qui passer du temps... Je m'isolais, avec mes cahiers où j'écrivais des repas imaginaires, des courbes de poids, des tableaux de calories... C'est triste, quand j'y repense. Parfois, je tombe sur ces cahiers, norcis par les stigmates de cette sombre période... Mais faut oublier, c'est du passé.
J'ai juste envie de rattraper ce sale temps.
09:30 Publié dans Humeur, abstraitisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19/09/2005
J'ai pas envie de sourire, même si je le fais.
Bordel.
Pourquoi quand tout devrait aller bien je recommence mes conneries ?
Ben voilà ma grande, faut croire que t'aimes ça te crever l'estomac, hein ? Ben vas-y, continue, enferme-toi encore dans ça. Ca t'a pas suffit de l'être deux ans, on dirait ? Sans parler des séances chez les psy (oui, Mademoiselle en voit deux !), la nutri (bravo pour tes trois kilos de muscles pris cet été en Suisse, non mais quelle conne), le médecin généraliste et sans parler du cardiologue et de l'endocrinologue !.. Et l'hôpital... Et merde !
Aller, balance-la ta folie. Fous-la dans les chiottes et tire la chasse, comme tu sais si bien le faire après le diner, hein ?
Ma mère avait raison : Je suis sans espoir.
J'ai tellement envie d'en parler à quelqu'un qui puisse m'écouter. Je ne demande que ça... Qu'on m'écoute... Pas qu'on me comprenne, non, qu'on m'écoute.
17:00 Publié dans Humeur, abstraitisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01/06/2005
A Very Talkative Spirit
Texte écrit en pleine ano, il y a un peu moins d'un an... J'ai comme des pincements, à le relire... J'ai décidé de le mettre dans mon blog.
Dans la rue
"- Hey, toi !
- Quoi, que me veux-tu ?
- Tu le sais...
- Non, pars ! C'est trop tard maintenant. Laisse-moi vivre.
- Ahahah ! Tu sais que je resterais ! Tu ne partiras pas sans moi.
- Si. Seule. Sans toi !
- Impossible. Tiens, regarde, cette gamine. As-tu vu ses formes plates ? Regarde ses petites côtes ! Ses petits bras tout fins ! Son air si triste ! Ses jambes chétives !
- LÂCHE-MOI ! Je ne veux pas.
- Tu es tellement naïve. Tu l'as toujours été. C'est bien. Il faut que tu restes la tête sous l'eau, tu verras, c'est si joli les fonds marins ! Mais que fais-tu, tu pars ? Oh, oh ! Tu n'iras pas bien loin, tu sais ! Je te suivrais partout où tu iras. Je te vois, le soir, quand tu files en douce dans la cuisine. Si tu crois que c'est ça, la réussite ! Bravo, Miss ! Non. Il faut que tu cesses tout ça, que tu cesses de redevenir comme avant. Tu dois arrêter de te remplir, tu dois avoir faim. Tu ne mérites que ça.
- Je veux plus avoir faim...
- Tu vois ! Accepte ma proposition. C'est pour toi ! Je ne veux que ton bien, que tu te sentes à l'aise, que tu sois fine, plate, maigrichonne, androgyne, assexuée, disparue !
- Et moi, j'ai décidé de vivre. Va-t'en."
09:30 Publié dans Humeur, abstraitisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30/04/2005
"Pardon..."
"Pardon de parler de moi sur ce blog,
Pardon de prendre trop de place,
Pardon de vous avoir dérangé(e),
Pardon de ne pas être à la hauteur,
Pardon de ne pas être ton genre,
Pardon de faire trop de bruit,
Pardon d'être invivable..."
Pardon, pardon, pardon...
Pfff, mais j'ai que ça à faire ?.. Je m'excuse tout le temps, pour tout et n'importe quoi.
Je tiens la porte à quelqu'un et je lui dis pardon. Quelle conne...
19:05 Publié dans Humeur, abstraitisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
